Traitement contre la Mérule
Traitement contre le Coniophore

Connaitre les procédés
de traitement

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Le processus de traitement des infestations par des vrillettes ou des capricornes.

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>>> Le processus de traitement des infestations par des champignons lignivores de type mérule ou coniophore >>>

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Assèchement des murs

Traitement de l’humidité contenue dans les maçonneries…

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Le processus de traitement des infestations par des champignons lignivores de type mérule ou coniophore :


Le traitement curatif de la mérule ou du coniophore doit être effectué avec beaucoup de soin, car il faut déterminer les zones d’infestation pour éviter toute future réinfestation.

La mérule et le coniophore ont ceci en commun de détruire la cellulose du bois, le fragilisant jusqu’à sa destruction complète, mettant en péril la résistance mécanique des structures bois dans les constructions.
Les pièces de bois présentent alors une sorte de « dessiccation » en petits cubes, que l’on qualifie de « pourriture cubique ».

Les spores de mérule ou de coniophore sont à l’état naturel dans notre environnement et peuvent se fixer sur toute pièce de bois, notamment dans les habitations au niveau des charpentes, des solives et des parquets.
Leur développement est favorisé par la conjonction de 2 facteurs, bois + eau, associés à un confinement (derrière des doublages de murs ou de charpentes, entre planchers et plafonds, dans des vides sanitaires).
La mérule a besoin d’un taux d’humidité relativement faible, soit 18 à 20%, pour croître, et son développement devient en effet fulgurant si elle est localisée dans un endroit confiné.
Par exemple un vide sanitaire dont on aurait obturé les grilles de ventilation, devient un espace optimisé pour sa croissance.
La mérule envoie ensuite son mycélium progresser dans les murs afin de satisfaire son approvisionnement en humidité, indispensable à sa croissance. Ce mycélium peut également coloniser d’autres éléments de bois situés à plusieurs mètres de l’infestation initiale, si les conditions le permettent.
Le coniophore, quant à lui, se déclenche lorsque l’humidité atteint les 50/60% et son développement est moins impressionnant. Son action est souvent plus localisée (plinthe, baguettes de fenêtres) et son mycélium n’assure pas son alimentation en eau.

La découverte d’une infestation de champignons lignivores doit être accompagnée d’une étude approfondie des lieux, très souvent associée à des sondages destructifs, afin d’évaluer l’ampleur de l’infestation, de déterminer ses causes.

Ces infestations sont en général provoquées par des infiltrations d’eau par des toitures mal entretenues, des portes et fenêtres en mauvais état, des enduits extérieurs fissurés, des remontées capillaires par les fondations, des tuyaux d’adduction d’eau ou d’évacuation intérieures qui suintent, des salles de bain non ventilées etc.
Ces facteurs déclenchants peuvent être aggravés par la présence de revêtements plastiques au sol ou sur les murs, qui favorisent le confinement nécessaire au développement de la mérule.

C’est pour cela que la réalisation d’un traitement doit s’accompagner d’une mise « hors d’eau » des locaux infestés, et du rétablissement les conditions d’hygiène normales de la construction, notamment en créant des ventilations.
Dans le cas contraire, l’action du traitement ne peut être garantie car les produits peuvent être « lessivés » par une humidification récurrente.

Il est indispensable d'effectuer le traitement d'un périmètre sur les maçonneries et sur une périphérie d’un mètre environ autour des traces de mycélium découvertes.



Le processus de traitement contre les champignons lignivores s’articule autour de plusieurs actions : Le traitement des murs et sols :

1 – Dépose de tout revêtement masquant les sols, les murs et les bois, tels que les linoléums, les moquettes, les tissus, les lambris.

2 - Mise à nu des murs et des maçonneries par dépose des plâtres ou des enduits
.

3 - Dégrossissage des joints.

4 - Elimination des petits éléments de bois, de calage ou de fixation encastrés dans les murs. Il est essentiel de les retirer de la maçonnerie afin d'éviter une nouvelle infestation, mais aussi pour ne pas provoquer d'incendie par combustion lente du bois après le brûlage.


5 - Brûlage au chalumeau des sols (pierre, terre battue) et des murs afin de détruire toute trace de champignon : spores, fructifications, filaments mycéliens, etc.

6 - Imprégnation en profondeur des murs pour éradiquer tout mycélium. Compte tenu de l'importance de leur pénétration dans les murs ou maçonneries, les champignons risquent de ne pas être complètement détruits par le brûlage. Il est procédé à un perçage des murs sur plusieurs lignes, tous les 40cm en quinconce, puis par l’injection sous pression d’un produit fongicide dans tous les puits forés. Lorsque la structure des murs est en parpaings ou briques pleines, les injections doivent être effectuées dans les joints. Pour les briques creuses, les parpaings creux, le but est d'infiltrer du produit dans la masse du matériau, sans remplir les cavités.

7 - Traitement de surface
Les sols non maçonnés et les murs sont ensuite pulvérisés avec ce même produit fongicide.



Le traitement des bois :

1 – Il est procédé au sondage des bois en périphérie de l’infestation : Les bois attaqués par la pourriture cubique perdent toute résistance mécanique. Cette pourriture est souvent visible, mais il arrive que le champignon commence à dégrader le cœur de certains éléments en bois de forte section (solives, arbalétriers…) sans que son action soit visible.
Il faut parfois procéder au perçage de ces solives afin de vérifier leur résistance mécanique.

2 – Elimination des éléments contaminés : Toutes les pièces de bois infestées et ayant perdu toute résistance doivent être éliminées voire remplacées ou renforcées par l’homme de l’art. Les abouts de solives, de poutres enchâssés dans les maçonneries doivent être sectionnés à chaque fois qu'ils présentent une dégradation importante découverte lors du sondage. Les boiseries, les huisseries de portes et de fenêtres atteintes par un champignon lignivore doivent être remplacées. Certaines essences de bois offrant une résistance naturelle suffisante (feuillus) peuvent être simplement brossées et ensuite traitées par pulvérisation et/ou injection.

3 - Renforcement ou remplacement des éléments fragilisés par un champignon lignivore : Les éléments fortement dégradés doivent être remplacés et/ou doublés par des renforts réalisés en bois et/ou en acier, dont les longueurs et sections doivent être définies précisément par l’homme de l’art afin de restaurer la résistance mécanique fragilisée par l’infestation.

4 - Le traitement des bois dans les zones périphériques : Toutes les parties de bois bûchées, celles renforcées ou remplacées, celles en contact avec les murs et les sols, et celles situées un mètre en périphérie des zones atteintes doivent être traitées par pulvérisation et/ou injection de produit fongicide bois.

Un professionnel met sa compétence à votre service pour traiter ce genre d’infestation qui peut s’avérer grave si elle n’est pas stoppée rapidement. Ne pas se contenter de conseils récoltés dans les établissements spécialisés dans le bricolage qui, sont souvent incomplets ou servent la vente de produits qui risquent d’avoir une action limitée voire nulle s’ils ne sont pas injectés. Attention aux informations glanées sur internet dont les sources ne sont pas toujours fiabilisées.

Un professionnel engage sa responsabilité et vous offre une garantie.